
Avis de recherche de Nami avec une récompense à 16 millions Berries sur son poster WANTED.
LA RÉFÉRENCE DES PRIMES ONE PIECE

Avis de recherche de Nami avec une récompense à 16 millions Berries sur son poster WANTED.

Seize millions. C'est la deuxième prime la plus basse de l'équipage, juste au-dessus de celle d'un renne facturé cinquante berrys.
Le rapprochement le plus éclairant n'est pourtant pas celui-là. Avant de mettre les pieds sur un navire pirate, Nami avait volé cent millions de berrys — patiemment, île après île, pendant huit ans, pour racheter Cocoyasi à Arlong au tarif qu'il avait lui-même fixé. Elle a manipulé, dans sa seule adolescence, six fois le montant que le Gouvernement Mondial lui attribue une fois adulte et recherchée.
Encore faut-il savoir ce que ce montant mesure. L'amiral Aokiji l'a dit à Luffy : une prime ne cote pas seulement ce qu'on vaut au combat, elle cote le danger qu'on représente pour le Gouvernement — Nico Robin, chiffrée à soixante-dix-neuf millions à huit ans pour ce qu'elle savait lire, en est la démonstration extrême. Nami n'est pas non plus la non-combattante que ces seize millions laissent imaginer : dans le raid même qui lui a valu cette affiche, elle a mis Kalifa du CP9 à terre, après avoir compris que son fruit du démon ne résistait pas à la pluie.
On peut lire ce chiffre comme le prix d'un rôle mal identifié : la Marine a vu une voleuse, pas la femme qui décide où le navire arrive.
Le plus révélateur reste sa réaction. Nami est la seule de l'équipage à s'être plainte d'avoir une prime — pas du montant, du principe : être recherchée ferme les ports et les rues ordinaires, exactement le confort auquel elle tient. Ses camarades masculins ont accroché les leurs à bord du Thousand Sunny et fêtent chaque révision ; elle est la seule que la nouvelle contrarie. Détail qui achève la scène : elle avait posé de bon cœur pour la photo, le photographe lui ayant dit qu'il était reporter à Water 7.