
Avis de recherche de Nico Robin avec une récompense à 80 millions Berries sur son poster WANTED.
LA RÉFÉRENCE DES PRIMES ONE PIECE

Avis de recherche de Nico Robin avec une récompense à 80 millions Berries sur son poster WANTED.

Un million. C'est tout ce que le Gouvernement Mondial a ajouté à la prime de Nico Robin en vingt ans.
Entre huit et vingt-huit ans, elle a traversé la moitié du monde connu, changé d'identité une dizaine de fois, échappé à autant d'équipages qu'à d'agents gouvernementaux, et fini vice-présidente de Baroque Works sous le nom de Miss All Sunday — une organisation criminelle qui a failli renverser un royaume entier. Son affiche est restée à 79 millions pendant tout ce temps. La première réévaluation de sa vie adulte est arrivée après Enies Lobby, et elle valait un million.
Ce n'est pas une négligence comptable, c'est l'aveu le plus limpide que le Gouvernement Mondial ait laissé sur son propre système. Une prime est censée mesurer ce qu'un individu a fait. Celle de Robin n'a jamais mesuré cela : elle mesure ce qu'elle sait, et ce qu'elle sait n'a pas bougé d'un iota depuis Ohara. Ses actes sont, littéralement, hors sujet.
Le détail est d'autant plus savoureux que ce million-là sanctionne la journée la plus coûteuse de l'histoire du CP9. Pour récupérer Robin, l'institution a perdu son unité d'élite, son drapeau et son île judiciaire. Pour la reclasser, elle a ajouté un million.
D'où une conséquence pratique que Crocodile avait parfaitement saisie. Robin ne valait pas grand-chose pour un chasseur de primes ordinaire, et énormément pour quiconque cherchait un Ponéglyphe. Elle n'a donc jamais été traquée par les gens que son montant aurait dû attirer, mais par ceux qui savaient à quoi elle servait.
Quatre-vingts millions ne cotent pas une criminelle. Ils cotent la seule personne vivante capable de lire les Ponéglyphes — et un chiffre pareil ne progresse pas, parce qu'une compétence, contrairement à une carrière, n'accumule rien.