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Le système de primes de One Piece, vu par One Piece Wanted
Les primes, prises une par une, n'ont rien de compliqué : un nom, un visage, une somme. Ce qui l'est, c'est de vouloir représenter le système entier. C'est ce que fait One Piece Wanted, et les contraintes de l'œuvre s'y voient aussitôt — des montants que le récit ne donne pas et ne donnera peut-être jamais, des états qu'il n'explicite nulle part, des existences ni confirmées ni écartées.
Ces manques-là, et bien d'autres détails du même ordre, ont demandé une décision : quoi afficher, quoi affirmer, où s'arrêter pour ne rien inventer. Cette page rassemble ces décisions et les explique. Chaque section se lit deux fois — d'abord ce que l'œuvre établit, puis ce qu'en fait One Piece Wanted.
01Qui met à prix
Ce que dit l'œuvre
L'émetteur historique est le Gouvernement Mondial, qui agit par la Marine : un service dédié du quartier général fixe le montant, d'après la menace que l'institution prête à la cible. Une prime ne vaut que diffusée — tout son objet est d'ouvrir la chasse au plus grand nombre, alors l'affiche part dès son émission, portée par les News Coos qui distribuent aussi le journal. C'est souvent ainsi qu'un personnage découvre sa propre prime : elle lui arrive entre les mains.
Un second émetteur apparaît à la toute fin de Wano, au chapitre 1058. Cross Guild, fondé par Baggy, Crocodile et Dracule Mihawk, met à prix des marines. L'inversion est totale : une organisation criminelle publie des avis sur les soldats chargés de l'arrêter, et paie aussi bien pour leur capture que pour leur élimination.
Ce qu'en fait One Piece Wanted
One Piece Wanted reprend les deux émetteurs de l'œuvre : la Marine pour le compte du Gouvernement Mondial, qui porte la grande majorité des avis, et Cross Guild pour ceux lancés sur des marines.
Un troisième libellé n'existe que sur ce site : OPW, c'est-à-dire One Piece Wanted lui-même. Il porte les personnages dont on peut établir que personne ne les recherche. Plutôt que de les écarter, One Piece Wanted leur accorde une page comme aux autres, avec une affiche montée sur le gabarit WANTED dont tout ce qui suppose une prime est barré : le mot WANTED, la clause DEAD OR ALIVE, l'emplacement du montant. Il n'y a pas d'émetteur ici, puisqu'il n'y a pas de prime — la signature est celle du site, pas d'une institution de l'œuvre. Pourquoi ces personnages ont une page se lit plus bas.
02Cross Guild : des symboles, et ce qu'ils valent
Ce que dit l'œuvre
Un avis Cross Guild n'affiche pas de somme. Il affiche des symboles, et les sources officielles en donnent le barème : une couronne vaut un milliard de berrys, une étoile en vaut cent millions.
Le point important est ailleurs : le tarif est fixé au grade, pas à l'homme. Cross Guild ne juge pas la dangerosité individuelle d'un officier, il applique un barème de fonction. Avec une réserve que les sources posent elles-mêmes : une réputation exceptionnelle peut valoir plus que le grade, et Garp, vice-amiral, est mis à prix au tarif d'un amiral.
- Une couronne — 1 000 000 000 de berrys
- Une étoile — 100 000 000 de berrys
Ce qu'en fait One Piece Wanted
One Piece Wanted affiche le montant en plus des symboles : le barème le convertit exactement, et il se lit plus vite qu'une ligne de couronnes et d'étoiles. C'est un ajout du site, pas une donnée de l'affiche.
Deux autres situations coexistent sous la même étiquette Cross Guild, et l'affiche les distingue.
Quelques avis échappent au barème. Ce sont des cas liés à la Marine directement ou indirectement — une fonction voisine, un service quitté — dont le grade ne dit pas ce qu'ils vaudraient. L'avis reste logique, sa valeur ne se déduit pas : One Piece Wanted en suppose l'existence, jamais le montant, et l'affiche porte des points d'interrogation à la place des symboles.
D'autres avis élargissent délibérément le système à des membres du Gouvernement Mondial qui ne sont pas des marines. La règle officielle révélée par Oda nomme la Marine ; elle ne dit pas si Cross Guild vise seulement ceux qui peuvent lui tomber dessus, ou l'appareil gouvernemental que la Marine représente. Rien ne les inclut, rien ne les écarte : leur existence est marquée comme incertaine plutôt que tranchée, et le titre de l'affiche devient « REWARD ? ».
03Le montant que le public n'a pas
Ce que dit l'œuvre
Quand une prime n'affiche pas de montant, ce qui manque est dans le récit et non dans le monde de One Piece. Une prime sans chiffre ne tiendrait pas : l'affiche circule, les chasseurs de primes travaillent avec. Le montant existe donc ; il n'a simplement pas été porté à la connaissance du public.
Ce silence n'a rien de définitif. Ce qui sera montré plus tard dépend de l'avancée de l'œuvre et de décisions qui n'appartiennent qu'à son auteur.
Il existe une variante : l'œuvre donne parfois un plancher au lieu d'un montant exact. On sait que la prime dépasse une certaine somme, sans savoir de combien.
Ce qu'en fait One Piece Wanted
One Piece Wanted distingue deux formes de ce silence.
Certaines primes ont une existence établie et un montant jamais révélé par les sources officielles. L'affiche porte alors « ??? » à la place de la somme : ni estimation, ni fourchette.
D'autres portent un montant suivi d'un signe plus. Le signe n'est pas un arrondi : il dit que l'œuvre a donné un minimum, pas une valeur exacte.
04Pourquoi certains personnages n'ont pas de prime
Ce que dit l'œuvre
Des personnages considérables n'ont aucune prime, et ce n'est pas un oubli. Le système ne couvre pas tout le monde : il dessine une carte de ce que le Gouvernement Mondial a pris en considération, et de ce qu'il a jugé assez menaçant pour le mettre à prix.
La règle la plus structurante tient à la place occupée. Dans une organisation criminelle, seuls les chefs et les figures de proue sont mis à prix ; les subordonnés n'en ont que dans les équipages notables, ceux des Empereurs et des grandes flottes. L'absence de prime d'un second couteau n'est donc pas un trou dans la carte, c'est la règle.
Vient ensuite la juridiction, et elle ramène au principe de la première section : une prime répond à une menace pour l'émetteur. Wano est restée fermée pendant des siècles, les îles célestes sont hors du monde bleu, l'île des Hommes-Poissons est sous la mer — ce qui s'y passe échappe au Gouvernement Mondial, qui n'a aucune raison d'y voir une menace pour lui. D'autres cas relèvent simplement du statut : un habitant d'un village que rien n'a jamais désigné comme une menace n'a aucune raison d'être mis à prix.
Ce qu'en fait One Piece Wanted
Ces personnages ont une page comme les autres, et c'est délibérément une page et non un vide. « Est-ce que Hody Jones a une prime ? », « est-ce que Kinemon est recherché ? » sont des questions réellement posées, et y répondre non, en expliquant pourquoi, est un contenu à part entière.
Les regroupements sautent aux yeux : les protagonistes de Wano, les antagonistes des îles célestes, les Hommes-Poissons — des territoires entiers hors de la juridiction du Gouvernement Mondial, plus quelques cas individuels.
C'est un choix éditorial assumé, et il tient à l'un des objectifs du site : faire redécouvrir One Piece par ses primes. Un personnage sans prime peut compter autant que celui qui en porte une, et le laisser hors du répertoire reviendrait à le rendre introuvable ici. C'est la même raison qui fait garder les montants non révélés et les existences que l'œuvre n'a pas tranchées : ce sont des cas nuancés, et ce sont eux aussi qui peuvent intéresser quelqu'un qui connaît déjà l'histoire.
05Quand l'existence de la prime n'est pas tranchée
Ce que dit l'œuvre
Il existe un troisième cas, distinct des deux précédents, et c'est le plus inconfortable. Pour certains personnages, une prime aurait du sens — leur parcours la justifierait — mais l'œuvre ne l'a ni montrée ni exclue. La question reste ouverte, et rien ne permet de la fermer.
Le profil revient souvent : un personnage dont l'œuvre a établi la stature sans jamais développer son dossier. Un combattant d'un grand équipage, dont les compagnons de pont portent des primes et dont la dangerosité ne fait aucun doute, peut très bien n'avoir jamais eu d'affiche à l'écran. S'y ajoutent les positions institutionnelles ambiguës, où le statut lui-même empêche de trancher.
Ce qu'en fait One Piece Wanted
C'est ici que One Piece Wanted prend sa liberté la plus visible : il dessine une affiche que l'œuvre n'a jamais publiée.
L'affiche le dit d'elle-même. Le mot WANTED y devient « WANTED ? », le montant se réduit à une barre oblique, et la page le signale en toutes lettres : l'existence est plausible, elle n'est pas confirmée. C'est une proposition de lecture, pas une source. Si l'œuvre tranche un jour, la prime changera de catégorie.
06Ce qui met fin à une prime
Ce que dit l'œuvre
Une prime ne se périme pas. Tant que la mort n'est pas confirmée, l'avis reste valable, même après des décennies sans nouvelles — c'est ce qui permet à un chasseur de primes de se présenter avec une affiche vieille d'un siècle.
Deux événements y mettent fin. Une prime plus élevée émise sur la même personne remplace la précédente : c'est le mécanisme ordinaire de la progression. Et la mort confirmée met fin à la traque. D'autres situations particulières peuvent suspendre un avis ou l'éteindre, sans que l'œuvre en fasse une règle.
Ce qu'en fait One Piece Wanted
Une prime qui a pris fin garde sa page, et l'état affiché dit laquelle des deux fins s'applique : remplacée, quand un montant supérieur a été émis depuis ; inactive, quand plus rien ne la fait courir.
Une même personne occupe donc plusieurs pages, une par montant.












